La phobie d’impulsion se caractérise par la peur d’être à l’origine d’actes déviants. En plus de se placer dans un inconfort terrible, cela oblige à être dans un contrôle permanent. La phobie d’impulsion, appelée aussi pensées intrusives obsédantes, désigne la crainte de commettre le pire. Elle se matérialise par la répétition incessante de scénarios catastrophes (crime, déviance sexuelle…).
L’origine de ce trouble obsessionnel compulsif (TOC), qui apparaît généralement entre 17 et 22 ans, est rarement traumatique, indique Édith Rosset, psychologue spécialisée en neuropsychologie et auteure de : Mieux vivre avec une phobie d’impulsion grâce aux thérapies brèves (éditions Dunod). Cependant, la dépression, la bipolarité et l’anxiété sociale peuvent-être associées. Nous constatons parfois l’apparition des premières manifestations lors d’un moment de bonheur ou à la naissance d’un enfant, avec la hantise de faillir à ses responsabilités », explique-t-elle.