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Hypertension artérielle : prenez du temps pour vous

L’hypertension est le premier facteur de risque de l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), 3ème cause de mortalité en France et la 1ère chez la femme.

Deux sophrologues donnent des conseils pour en réduire les risques.

L’AVC est positionné à la seconde place dans les causes de démence, tout juste derrière la maladie d’Alzheimer. S’il tue, il peut également laisser des lésions cérébrales irréversibles : plus de 70% des personnes ayant fait un AVC présentent des séquelles comme hémiplégie, troubles de la parole, handicap... et 33% deviennent dépendantes.

L’hypertension artérielle, principal facteur de risque des AVC

« L’hypertension artérielle est le principal facteur de risque des AVC : 10 millions de personnes sont hypertendues en France, 50% l’ignorent. 50% des plus de 70 ans sont hypertendus et 1/3 des hypertendus traités ne sont pas correctement équilibrés » (informations sur le site internet France AVC ou sur le dossier consacré à l’hypertension).

Pour lutter contre l’hypertension, il est entre autre recommandé de réduire son niveau de stress. Et la pratique d’un sport ou d’une activité de relaxation (yoga, tai-chi, méditation, sophrologie, etc.) sont fréquemment nommées.
Il semble opportun d’évoquer ici un autre phénomène : la stimulation permanente de notre cerveau.

Les causes de l'hypertension

Certes les études manquent pour connaitre l’impact exact de cette évolution sociétale qui consiste à ne s’accorder aucun « temps mort » mais l’hyperstimulation ne représente t-elle pas une source de stress insidieuse ?

Non seulement nous négligeons notre sommeil pourtant si indispensable à notre équilibre mental et physique (nous avons perdu près d’1h30 de sommeil sur les 50 dernières années), mais nous abandonnons progressivement le droit à notre cerveau de se reposer !

Laissons le temps à notre cerveau de se ressourcer

La surconsommation d’informations en tous genres semble devenir le mode de vie ordinaire. Entre télévision, consultation des mails, navigation sur les réseaux sociaux, lecture des SMS, jeux sur les smartphones, pas un seul temps mort pour souffler.

Laisser un peu d’espace à nos connections neuronales pour se ressourcer, en l’état de veille, ne semble pas assez productif, un peu comme si l’inactivité était bannie. Le « repos cérébral » n’est plus de mise et nous faisons fi des conséquences de ce « non-stop ». Dès le plus jeune âge, ce tourbillon d’actions et de stimulations formate les hommes et femmes de demain : toujours plus.

Certes les cerveaux évoluent mais les cas d’enfants hyperactifs aussi, le nombre d’individus stressés (tous âges confondus) ne cessent de faire des dégâts. A l’heure du développement durable, ne serait-il pas utile de s’intéresser à la pollution intellectuelle qui bouleverse insidieusement l’équilibre de nos ressources propres ?

Où sont donc passés ces individus qui flânent le « nez en l’air », où se cachent les regards perdus dans le vague, que sont devenus les esprits rêveurs qu’aucune technologie ne vient perturber… Yeux rivés sur un écran et attention permanente remplissent de plus en plus les espaces temps.

Comment se déconnecter ?

Alors pour prendre soin de votre cerveau, je vous propose de vous octroyer des moments de rêvasserie : je vous suggère d’éteindre de temps en temps tout ce qui se rapproche de près ou de loin à une technologie quelconque ; vous choisissez un lieu tranquille d’où vousCo pouvez regarder le ciel. Vous recontactez votre respiration, sans rien changer, juste une observation. Lorsque vous sentez que votre mental lâche prise, je vous invite à lever le regard vers le ciel et à demeurer quelques minutes ainsi, les yeux perdus au loin…

 

Source : Photo de Kelvin Valerio provenant de Pexels