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Réchauffement climatique : Alerte sur la santé humaine

Le réchauffement climatique, dont on voit déjà les premiers dégâts sur l’environnement, pourrait avoir des répercussions désastreuses sur la santé humaine, d’après une étude du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Accès à la nourriture et à l’eau menacé pour les populations fragiles, risque d’émergence de nouvelles maladies : le rapport du Giec est alarmiste et vient corroborer les résultats d’autres études, notamment celle parue dans The Lancet en 2020. Des dizaines de millions de personnes seront touchées par les conséquences du réchauffement climatique. Notre vie sur Terre, d’ici à 2030, pourrait être complètement transformée. Déjà, les Nations unies (ONU) ont calculé que les phénomènes météorologiques extrêmes ont causé 15 000 décès et entraîné des pertes économiques de 170 milliards de dollars en 2020.

Malnutrition, sécheresse, maladies...

D’après les projections du Giec, 180 millions de personnes pourraient souffrir de malnutrition chronique en 2050. Essentiellement en Afrique et en Asie du Sud-Est. Pourquoi ? En raison des mauvaises récoltes dues aux sécheresses, aux inondations successives, de la baisse de la valeur nutritive de certains produits de base (comme les céréales)… À Madagascar, la famine menace 400 000 personnes. Une situation provoquée par plusieurs années de sécheresse extrême. L’ONU a tiré la sonnette d’alarme ce 25 juin, car il s’agit du premier pays au monde à expérimenter la faim due au réchauffement de la planète.

 

L’eau, indispensable à la vie, pourrait aussi manquer à la terre et aux hommes. Rajoutons au tableau noir, la fonte des glaciers, qui a déjà « fortement affecté le cycle de l’eau » (cours d’eau, mers, évaporation, pluie), selon les experts. La conséquence serait le déplacement de 30 à 140 millions de personnes en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique Latine et le PIB mondial serait amputé d’un demi-point.

De nouvelles maladies pourraient voir le jour et d’autres, comme la dengue, la fièvre jaune, le paludisme, la maladie de Lyme, ou les virus comme le zika, pourraient se développer à vitesse grand V.

La pollution à l’ozone due aux vagues de chaleur augmente déjà. Dans ces circonstances, la santé des humains en serait fortement altérée et dans les pays où le système de soins est défaillant, cela aura des conséquences négatives pour les plus vulnérables , conclut le Giec.

Marilyn Perioli pour Viva Magazine.

Photos de Roxanne Desgagnés & Patrick Hendry provenant de Unsplash.