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Gauchers et droitiers : quelles différences ?

En France, environ 13 % de la population est gauchère. Cette préférence motrice, longtemps mal vue et aujourd’hui bien acceptée, soulève de nombreuses questions et engendre des gauchers des droitiers.

Être gaucher ou droitier, ce n'est pas seulement écrire de la main gauche ou droite. « Dans le langage courant, c’est la main d’écriture qui détermine le fait d’être droitier ou gaucher, explique Nicolas Raynal, psychomotricien et secrétaire général adjoint de la Fédération française des psychomotriciens. Or c’est l’ensemble de nos comportements moteurs qui sont asymétriques. Nous sommes plus performants avec une main qu’avec l’autre, avec un pied qu’avec l’autre et même avec un œil et avec une oreille qu’avec l’autre. Cette asymétrie est liée au fonctionnement du cerveau. Il existe des différences entre les deux hémisphères qui se traduisent sur le plan moteur. » Ainsi, pour une action précise, comme lancer une balle ou se brosser les dents, chacun utilise une main plutôt que l’autre.

Un côté plus performant que l’autre

Cette préférence est en partie liée à la biologie. Même si le fait d’avoir des parents gauchers augmente les chances de l'être soi-même, le facteur environnemental intervient aussi grandement. En effet, l’enfant apprend en explorant et en reproduisant les gestes et les comportements de son entourage. « Nous ne naissons pas vraiment gaucher ou droitier, nous le devenons aussi par expérience, souligne Nicolas Raynal. Au cours du processus de latéralisation, l’enfant va développer une préférence et spécialiser un côté de son corps. C’est vers l’âge de 6 ou 7 ans au plus tard que cette préférence va s’installer de façon claire. » Pourtant, certains peuvent utiliser indifféremment la main gauche ou la main droite pour une même tâche. « Les vrais ambidextres sont très rares, précise le psychomotricien. Une main est toujours plus stimulée que l’autre. Cette asymétrie permet aussi de coordonner les gestes de nos deux mains, qui remplissent des rôles différents, pour être plus efficaces ensemble. »

S’adapter au monde des droitiers

Certaines tâches restent toutefois plus compliquées pour les gauchers que pour les droitiers. « Je ne peux pas utiliser correctement certains ouvre-boîtes ou certaines paires de ciseaux qui sont conçus pour les droitiers. Je suis obligé de changer de main ou de trouver un stratagème pour parvenir à mes fins », illustre Benoît, 34 ans. Les gauchers doivent ainsi s’adapter et mettre en place des stratégies. Ecrire, par exemple, leur demande un effort particulier. « Comme nous écrivons de gauche à droite, les gauchers ne voient pas les lettres qu’ils tracent, car leur main vient les recouvrir. Ils doivent donc adopter des attitudes de compensation pour surmonter cette particularité. Mais, malgré tout, les gauchers n’écrivent pas plus mal que les droitiers », affirme Nicolas Raynal.
Les industriels développent de plus en plus d’outils adaptés aux gauchers. « Les stylos pour gauchers, par exemple, peuvent constituer une aide, mais ils ne doivent pas être imposés à l’enfant qui apprend à écrire. On peut lui proposer de tester le stylo pour qu’il se rende compte par lui-même si cela l’aide ou non », recommande le psychomotricien. Laisser le choix est d’autant plus important que, « au-delà de la préférence manuelle, le fait d’être gaucher est aussi constitutif de l’identité de la personne et lui permet de se définir par rapport aux autres », analyse-t-il. Dès lors, il est primordial de donner la possibilité à l’enfant gaucher de se distinguer de la majorité de ses camarades.

Les atouts des gauchers

Jusqu’à la moitié du XXe siècle, il était interdit aux écoliers d’écrire avec la main gauche, sous peine d’être punis. Le fait d’utiliser sa main gauche était particulièrement mal vu et chargé d’une symbolique lourde : alors que la droite représentait la rectitude, la vertu et le bien, la gauche incarnait le mal. La langue française a gardé les traces de cette mauvaise image. « Être gauche », « passer l’arme à gauche » ou « se lever du pied gauche », par exemple, font encore partie du langage courant. Aujourd’hui, les gauchers sont largement acceptés. Ils ne sont plus contraints d’utiliser leur main droite et, parmi les personnalités – sportifs, musiciens, hommes politiques ou scientifiques –, les gauchers sont même mis en avant. Être gaucher peut s’avérer d’ailleurs un atout, notamment dans le sport. Le gaucher a un avantage statistique en cas de confrontation directe avec un adversaire, dans des disciplines comme l’escrime, la boxe ou encore le tennis. En effet, les droitiers étant plus nombreux, le sportif est plus habitué à avoir en face de lui un adversaire qui utilise sa main droite. Il est donc déstabilisé par les gestes d’un gaucher. Enfin, s’il n’est pas prouvé qu’ils soient plus intelligents ou plus créatifs que les autres, les gauchers ont généralement une meilleure perception de l’espace.

Sources : FNMF-Léa Vandeputte-Shutterstock

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